14-18 MAROC : 143e, 343e, 15e RI & 128e RIT

 

A. Jules Elié Michel

[1867 Penne (81) - 1944 Castelnau De Montmiral (81)]

 Classe : 1887

► 10/11/1888 : Départ comme soldat de 2e classe au 143e RI à CASTELNAUDARY.

 

► 23/09/1891 : Congé en attendant de passer dans la réserve.

 

► 01/11/1891 : Réserviste au 343e RI (Régiment de réserve du 143e régiment d'infanterie).

 

► 05 au 30/07/1893 : 1ere période d'exercices avec le 143e de ligne.

 

► 1897 : 2e période d'exercices avec le 343e chasseur d'infanterie.

 

► ?? : 15e Régiment d'Infanterie à ALBI.

 

► 01/11/1901 : Passage dans l'Armée Territoriale au 128e Régiment Territorial d'Infanterie (ALBI).

 

► 01/10/1907 : Passage dans la réserve de l'armée territoriale.

 

► 01/10/1914 : Maintenu à la disposition du Ministre de la Guerre.

             Embarquement de Sète le 15 et 16/08/1914 sur le Médie et l’Alda pour le MAROC.

► 30/11/1918 : Libéré définitivement de toute obligation militaire.

 

 143e régiment d'infanterie

 ·  1908: Implanté à Castelnaudary

·  1914 : À la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 343e Régiment d'Infanterie

 

343e régiment d'infanterie

Le 343e régiment d'infanterie est un régiment d'infanterie constitué en 1914. Il est issu du 143e régiment d'infanterie ; à la mobilisation, chaque régiment d'active met sur pied son régiment de réserve dont le numéro est le sien majoré de 200.

bullet3 Août 1914 : 343e régiment d'infanterie à Carcassonne.
bullet10 Juin 1916 : Dissolution.

 

  128e régiment d'infanterie territoriale

 Le 128e régiment d'infanterie territoriale est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Il porte l'inscription: MAROC 1914-1918

- Casernement ou ville de regroupement : Albi, 16ème région militaire, 180e Brigade, 90e division d’infanterie territoriale

- A la 90e DIT d’août 1914 à sept. 1914

- Constitution : 3 bataillons.

Embarquement de Sète le 15 et 16/08 sur le « Médie » et l’ »Alda » pour le Maroc.

Dès leur arrivée au Maroc, les bataillons territoriaux sont envoyés soit dans les postes de l’avant, soit employés dans des tournées de police. Ils relèvent les unités actives envoyées en France.

 1e bat.

Casablanca, Mediounah et de Ber-Rechid. tournée de police dans la région des Soualem

le bataillon reste dans la région de Casablanca puis Oulme fin 1915, camp de Boulhaut : garde des prisonniers de guerre allemands puis en 1916-18 : région de Fez, Matmata

2e bat.

En 1914-15 : Meknès, Dar-Caid-Ito, Tigrigra, Lias (juqu’en mai 15), Ito

1916 combat de M'Rirt, région de Ito : construction de routes, pont, défense du camp d’Ito, El- Bordj, Ain-Leuh, forêt de Jaba

1917-18 : Casablanca, Beni-Mellal, Tizgy

3e bat.

En 1914-15 : Meknès, El-Hadjeb, Marchand, Maaziz, Merzaga, région de Casablanca

1916-1918 : M’Rirt, Lias, Meknès, Ain- Leu,

50 soldats du 128e RIT furent tués au Maroc

On affectait dans un régiment territorial les hommes encore capables de manier les armes, mais considérés comme trop âgés (après 30 ans) et plus assez entraînés pour intégrer un régiment de première ligne d’active ou de réserve.

Il y avait encore, après la territoriale, une réserve de la territoriale.

Réserve de l'armée territoriale : hommes nés entre 1874 et 1869 (entre 40 et 45 ans à la mobilisation d’août 1914)

   En principe les R.I.T ne devaient pas coopérer aux opérations en rase campagne ; le plan de mobilisation ne le prévoyait pas, à telles enseignes que ces régiments n’étaient pas outillés pour prêter leur appui aux régiments actifs. Par définition leur seul emploi devait se borner à la police des lignes frontières, à l’occupation et à la défense des forts, de places fortes, de ponts ; Ce qu’ils firent, pour la plupart dès août 1914.

            Si le pays ne voulait pas considérer la guerre comme possible, le Grand Etat-Major, mieux averti, ne semblait pas cependant avoir envisagé la perspective d’un emploi très actif des formations englobant les vieilles classes.

La tournure qu’ont pris les événements à la suite de nos désavantages du début, a rapidement tranché la question et les R.I.T. se trouvèrent par suite des circonstances, engagés d’emblée dans la bataille ou avec une participation indirecte dans les combats :  gardes de tous genres, escortes de prisonniers ou de matériel, installation de terrains d'aviation, entretien de routes et voies ferrées, creusement et réfection de tranchées et boyaux, ravitaillement en premières lignes en vivres et munitions, ramassage, identification et ensevelissement des cadavres des champs de bataille, mitraillages des lignes allemandes par tirs indirects, construction et garde de camps de prisonniers, présences aux tranchées de premières lignes dans des secteurs dits « calmes », service aux gares des permissionnaires, service aux chemins de fer …

Les "plus jeunes" des territoriaux furent intégrés dans des régiments d'infanterie pour compenser rapidement les pertes ; cela pour certains dès fin août 1914.

 

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