39-45 : 271e RI - PRISONNIER STALAG VI-A

 

J. Marcel

 

JEAN Marcel

 

 

Sergent Marcel J.

N° prisonnier 15611 VIA

Nom Camp : M. Stammlager VI A (Hemer / Iserlohn) puis D (Dortmund) Westfalen - Allemagne

Arbeits – Kommando – Nr : 667 puis 2818

 

Classe 1922 : Incorporation comme réserviste SERGENT - CAEN.

 

► 12/09/1939 :  Le 271e RI (Colonel PERIER) est formé dans le secteur du Mans (7e Armée - 60e Division - 2e Compagnie).

 

► 16/09/1939, la 60e Division (7e Armée) est rattachée au 16e corps et établit son PC à Esquelbecq. Elle occupe alors un secteur de front, face à la frontière Belge, entre les Moëres et Dunkerque.

 

► 10/05/1940 : Attaque allemande, la 7e Armée (général Giraud, G.A.1) est engagée dans la manœuvre Dyle-Breda et avance en Belgique et aux Pays-Bas.

 

► 17/05/1940 : Dans la soirée la 7e armée a entièrement évacué le territoire Belge.

 

29/05/1940 : Capture (Non Blessé) à CAPELLE LE GRAND (à côté de Dunkerque).

 

07/06/1940 : Arrivée en Allemagne : Prisonnier de Guerre en ALLEMAGNE : N° prisonnier 15611 / Nom du Camp : M. Stammlager VI-A (Hemer / Iserlohn).

 

Il fut employé dans un commando de travail dans la ville de NEHEIM-HÜSTEN (district de Arnsberg à environ 80 kms de Hemer). Il a été recruté par l'agence de travail de l'époque.

 

Arbeits – Kommando – Nr : 667 puis 2818

 

31/07/1940 : Apparition de son nom sur une Liste Allemande n° 3024 du Stalag VI-A.

 

23/09/1940 : Apparition de son nom sur une carte de capture allemande.

 

10/10/1940 : Apparition de son nom sur une Liste Allemande du Stalag VI-A reçue par le CICR.

 

22/12/1940 : Apparition de son nom sur la Liste officielle n° 56 (Centre National d'Information sur les PG) de Prisonniers Français.

 

26/07/1942 (VI-A) : Correspondance avec sa mère Valentine et sa sœur Suzanne (ma Grand-Mère paternelle) ainsi que son mari A. Gaston (habitant Toulouse)

 

05/10/1942 Correspondance entre sa femme RENEE (Le Mans) et sa sœur Suzanne (Toulouse).

 

            10/12/1942 : Changement administratif de l'enregistrement des prisonniers de guerre vers le Stalag VI-D de Dortmund pour ceux ne travaillant pas dans les mines de la Ruhr.

 

15/12/1942 : Apparition de son nom sur une Liste Allemande n° 21788 du Stalag VI-A pour le Stalag VI-D.

 

07/02/1943 (VI-D) Correspondance avec sa mère et sa sœur.

 

► 16-17/05/1943 : ARNSBERG a enregistré une destruction catastrophique quand le bombardement britannique a ouvert une brèche dans le barrage du réservoir de Möhnesee, la nuit de la 16-17 mai 1943 (opération châtient/chastise). L'abbaye voisine Himmelpforten a été complètement rasée. Résultat : un trou immense de 77 m par 22 m fut percé dans le barrage, créant une monstrueuse inondation qui tua entre 1 200 et 1 600 personnes dont 749 prisonniers de guerre ukrainiens. L'effet sur l'effort de guerre allemand fut cependant minimal, le barrage ayant été complètement réparé en octobre 1943. (CF ARTICLE EN BAS DE PAGE)

 

30/07 au 14/08/1943 : Permission à COMPIEGNE (Les nazis installeront un camp de transit et d'internement de juin 41 à août 44 à Royallieu).

 

26/06/1944 Correspondance avec sa mère et sa sœur.

 

► 19/03/1945 : Plus tard, de nombreux citoyens d'Arnsberg ont été tués dans plusieurs raids aériens britanniques qui visaient le viaduc ferroviaire. Les cibles ont été finalement détruites le 19 mars 1945.

 

► 14/04/1945 Libération du Stalag VI-A de HEMER par la VIIe armée américaine.

 

26/04/1945 : Apparition de son nom sur une liste de PG libérés compilée à RHODA (Allemagne) par le Suprême Headquarters Allied Expeditionary Force (SHAEF).

 

29/04/1945 : Passage par MAUBEUGE (Nord Pas de Calais) n° 0311662. Création d'une fiche médicale. Dernier lieu de captivité : NEHEIM (Stalag VI-A)

 

 

Stalag :

Dans les camps Nazie, Stalag désigne un camp pour prisonniers de guerre. Stalag est l'abréviation de  "Mannschaftsstamm und -straflager". Ce type de camp était destiné aux soldats et aux sous-officiers et non aux officiers.

Les courriers aux déportés :
Le Comité international de la Croix-Rouge avait réussi auprès des belligérants que ces internés civils soient traités comme des prisonniers de guerre.
Ainsi, ils avaient la possibilité de correspondre. La Croix-Rouge n’était pas responsable de ce service postal.
L’article 36 de la convention de Genève de 1929 réglementait la transmission du courrier des prisonniers de guerre. Il permettait l’échange du courrier par la poste et en franchise de port. Durant une grande partie de la guerre, ce fut le service postal suisse qui s'en occupa.

Chaque camp avait ses propres cartes et formulaires pour la correspondance des prisonniers de guerre. Ils faisaient mention en entête du service postal qui leur était réservé "Kriegsgefangenenpost". Elles portaient aussi le numéro du camp mais rarement son nom et sa localisation.

 

Division de série B, composée d'un grand nombre de réservistes, la 60e division d'infanterie est mise sur pied au cours de la première quinzaine de septembre 1939 dans la IV région militaire (Rennes, le Mans, Tours et Rochefort). Comprend le 241e RI, le 270e RI et le 271e RI. Elle est commandée par le général de brigade De Montavilet, puis, à partir du 1er janvier 1940, par le général de brigade Deslaurens. Le 16 octobre 1939, elle est rattachée au 16e corps et établit son PC à Esquelbecq. Elle occupe alors un secteur de front, face à la frontière Belge, entre les Moëres et Dunkerque.

À la date du 10 mai 1940 le 241e RI est commandé par le colonel De Chilly, le 270 e RI par le lieutenant-colonel Falleur et le 271e RI par le colonel Périer. Son unité de reconnaissance, le 68e GRDI est sous les ordres du commandant O'Mahony, son régiment d'artillerie, le 50e régiment d'artillerie divisionnaire est sous les ordres du lieutenant-colonel Joudan. En mai 1940, la 60e DI est loin d'être complète. Elle est déficitaire en cadres et en personnel ainsi qu'en armement individuel (mousquetons et revolvers). Son armement antichar n'est pas complet (il manque notamment dans les régiments), ses mortiers de 81 mm sont périmés et dépourvus d'appareil de pointage, son matériel auto est déficitaire et en mauvais état. La bataille du Nord, combats de Belgique et de la Hollande, percée de Sedan le 10 au 15 mai 1940.

L'encerclement de la 1re armée et de la BEF (Corps expéditionnaire britannique|British Expeditionnary Force-BEF) le 16 au 22 mai 1940.

Le 17 mai, dans la soirée la 7e armée a entièrement évacué le territoire Belge. Seules les 60e et 68e divisions d'infanterie, regroupées dans la région de Thourout et formant le 16e corps d'armée du général Falgade restent sur place pour soutenir l'armée Belge. La BEF se replie sur une ligne Douai-Péronne. La 1er armée recule du canal de Charleroi vers la position frontière. En face la 6e armée allemande entre dans Bruxelles. Dans le secteur sur l'Axe Laon-Moncornet se solde par un échec. La Gruppe Kleist du nom de son chef, le general der Kavalerie Ewald von Kleist (armée Allemande) redoutable force de frappe comprenant 5 divisions blindées la 1re, 2e, 6e, 8e et 10e panzerdivision, 3 division et une brigade motorisés a établi solidement une tête de pont au-delà du canal Oise-Sambre. La route de Saint-Quentin est ouverte. À Vincennes, Gamelin, qui considère la situation comme perdue, déclare à Paul Reynaud qu'il ne garantit la sécurité de Paris que pour le lendemain et pour la nuit suivante et qu'il convient dès maintenant d'envisager l'armistice. 

 

L'attaque sur le barrage de Möhne

L'opération Chastise est le nom de code des attaques menées le 17 mai 1943 sur les barrages allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale. Cette opération fut menée par le No. 617 Squadron de la Royal Air Force, qui fut par la suite renommé les Dam-Busters (Les Briseurs de barrages). Pour réussir l'opération, il fallut utiliser une bombe tout spécialement conçue par l'ingénieur Barnes Wallis et développée par l'équipe Vickers.

La formation 1 arriva au-dessus du lac de Möhne et l'avion de Gibson (G pour George) bombarda le premier. Hopgood (M pour Mother) attaqua en deuxième. L'avion de Hopgood fut touché par la flak pendant qu'il se préparait à bombarder et fut ensuite soufflé par l'explosion de sa propre bombe ce qui le détruisit entièrement. Gibson amena alors volontairement son avion sous le feu de la flak afin de lui masquer l'arrivée de l'avion de Martin. Ce dernier, (P pour Peter (Popsie) réussit à toucher sa cible malgré plusieurs impacts de la flak. Puis Young (A pour Apple) ainsi que Maltby (J pour Johnny) firent deux coups au but si bien que le barrage commença à céder. Gibson emmena alors Shannon, Maudslay et Knight sur l'Eder.

 

 

 

Autres prisonniers du camp :

- Gendarme Julien Calmés le 6/09/1940 (Stalag VI A Hemer)

- Militaire italien Carlo Guaramonti Sarego le 8/09/1943 (Lager VI/D Dortmund)

 

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